Micro-entreprise : les nouveaux seuils de chiffre d’affaires pour 2026, 2027 et 2028

Les plafonds de chiffre d’affaires de la micro-entreprise évoluent pour les années 2026, 2027 et 2028. Cette revalorisation est une actualité importante pour les auto-entrepreneurs, freelances, consultants, commerçants, artisans et professionnels libéraux qui souhaitent conserver le bénéfice du régime micro.

Les nouveaux seuils de chiffre d’affaires hors taxes sont fixés à 203 100 € pour les activités de vente de marchandises et certaines activités de fourniture de logement, et à 83 600 € pour les prestations de services et les professions libérales.

Cette évolution peut sembler technique, mais elle a des conséquences très concrètes : maintien ou sortie du régime micro, passage éventuel au régime réel, obligations comptables plus importantes, gestion de la TVA, anticipation de la trésorerie et choix du bon accompagnement comptable.

Pour les entrepreneurs concernés, le bon réflexe consiste à ne pas attendre la fin de l’année pour vérifier sa situation. Un dépassement mal anticipé peut entraîner des changements fiscaux, comptables et administratifs importants.

L’essentiel à retenir

  • Les seuils du régime micro sont revalorisés pour les années 2026, 2027 et 2028.
  • Le plafond passe à 203 100 € de chiffre d’affaires hors taxes pour les activités de vente de marchandises et certaines activités de fourniture de logement.
  • Le plafond passe à 83 600 € de chiffre d’affaires hors taxes pour les prestations de services et les professions libérales.
  • En cas d’activité mixte, le chiffre d’affaires global ne doit pas dépasser 203 100 €, avec une limite de 83 600 € pour la partie prestations de services.
  • Les seuils sont calculés au prorata lorsque l’activité est créée en cours d’année.
  • Les seuils du régime micro ne doivent pas être confondus avec les seuils de franchise en base de TVA.
  • En cas de dépassement répété, l’entreprise peut sortir du régime micro et basculer vers un régime réel d’imposition.

Pourquoi cette actualité est importante pour les micro-entrepreneurs

Le régime de la micro-entreprise est apprécié pour sa simplicité. Il permet de déclarer son chiffre d’affaires de manière simplifiée et de bénéficier d’un mode de calcul fiscal et social plus accessible que les régimes classiques.

C’est pour cette raison qu’il est très utilisé par les créateurs d’activité, les indépendants, les freelances, les petits commerçants, les artisans et les professionnels libéraux.

Mais cette simplicité repose sur une condition essentielle : ne pas dépasser certains plafonds de chiffre d’affaires. Ces plafonds déterminent si l’entrepreneur peut rester au régime micro ou s’il doit passer à un régime d’imposition plus complet, avec une comptabilité plus structurée.

Lorsqu’une activité se développe, la question des seuils devient donc stratégique. Dépasser un seuil n’est pas forcément une mauvaise nouvelle : cela peut simplement signifier que l’entreprise grandit. Mais ce changement doit être anticipé pour éviter les mauvaises surprises.

Les nouveaux seuils de la micro-entreprise pour 2026, 2027 et 2028

Pour les années 2026, 2027 et 2028, les seuils du régime de la micro-entreprise sont revalorisés. Voici les montants à retenir :

Type d’activitéNouveau seuil 2026-2028Ancien seuil
Vente de marchandises et certaines activités de fourniture de logement203 100 €188 700 €
Prestations de services et professions libérales83 600 €77 700 €

Cette hausse donne davantage de marge aux entrepreneurs dont l’activité progresse. Un commerçant pourra, par exemple, rester dans le cadre du régime micro jusqu’à 203 100 € de chiffre d’affaires hors taxes, contre 188 700 € auparavant.

Pour un consultant, un freelance, un prestataire de services ou un professionnel libéral, le plafond passe à 83 600 €, contre 77 700 € auparavant.

Ces montants doivent être suivis avec précision, car ils s’apprécient sur le chiffre d’affaires hors taxes, et non sur le bénéfice ou le revenu réellement disponible.

Activité mixte : attention à la double limite

Certaines micro-entreprises exercent plusieurs types d’activités. C’est le cas, par exemple, d’un entrepreneur qui vend des produits tout en proposant des prestations de services.

Dans ce cas, on parle généralement d’activité mixte. Le chiffre d’affaires global ne doit pas dépasser 203 100 €. Mais ce n’est pas la seule règle à surveiller : la partie correspondant aux prestations de services ne doit pas dépasser 83 600 €.

Exemple : un entrepreneur réalise 120 000 € de ventes de marchandises et 70 000 € de prestations de services. Son chiffre d’affaires global est de 190 000 € et sa partie prestations de services reste sous 83 600 €. Il reste donc, en principe, dans les limites du régime micro.

En revanche, si le même entrepreneur réalise 100 000 € de ventes et 90 000 € de prestations, son chiffre d’affaires global reste inférieur à 203 100 €, mais la partie prestations dépasse 83 600 €. La situation doit alors être analysée avec attention.

En pratique, il est indispensable de bien distinguer les recettes dans son suivi comptable :

  • ventes de marchandises ;
  • prestations de services commerciales ou artisanales ;
  • activités libérales ;
  • recettes accessoires ;
  • activités d’hébergement, lorsque l’activité est concernée.

Une mauvaise ventilation du chiffre d’affaires peut entraîner des erreurs de déclaration et compliquer l’analyse fiscale de l’activité.

Création en cours d’année : les seuils doivent être proratisés

Les plafonds annuels ne s’appliquent pas toujours en totalité. Lorsqu’une micro-entreprise est créée en cours d’année, les seuils doivent être ajustés en fonction du nombre de jours réels d’activité.

Ce mécanisme s’appelle le prorata temporis. Il permet d’adapter le plafond annuel à la durée réelle d’exploitation de l’entreprise sur l’année civile.

Par exemple, une activité créée le 1er avril n’a pas exercé pendant une année complète. Le seuil applicable doit donc être réduit en fonction de la période allant du 1er avril au 31 décembre.

Ce point est souvent oublié par les nouveaux entrepreneurs. Pourtant, il peut avoir un impact important lorsque l’activité démarre fort dès les premiers mois.

Un chiffre d’affaires qui semble raisonnable sur une année complète peut représenter un dépassement si l’activité n’a réellement commencé qu’en milieu d’année.

Que se passe-t-il en cas de dépassement du seuil ?

Le dépassement d’un seuil ne signifie pas toujours une sortie immédiate du régime micro. Le régime tient compte de l’évolution de l’activité d’une année à l’autre.

En principe, lorsqu’un entrepreneur dépasse pour la première fois le seuil de chiffre d’affaires sur une année civile, le régime de la micro-entreprise peut continuer à s’appliquer l’année suivante. En revanche, un dépassement sur deux années consécutives peut entraîner la sortie du régime micro et le passage à un régime réel d’imposition.

La conséquence principale est une transformation de la gestion comptable et fiscale de l’entreprise. L’entrepreneur doit alors tenir une comptabilité plus complète, déclarer son résultat selon des règles différentes et, dans certains cas, adapter son organisation administrative.

Ce changement peut être positif si l’entreprise supporte beaucoup de charges. Mais il doit être préparé pour éviter une transition subie.

Les seuils du régime réel simplifié évoluent aussi

La revalorisation ne concerne pas uniquement la micro-entreprise. Les seuils du régime réel simplifié d’imposition sont également modifiés pour les années 2026, 2027 et 2028.

Le régime réel simplifié concerne les entreprises qui dépassent les seuils de la micro-entreprise ou qui choisissent volontairement ce régime.

Type d’activitéRégime réel simplifié 2026-2028Ancien seuil
Vente de marchandises et fourniture de logementde 203 100 € à 945 000 €de 188 700 € à 840 000 €
Prestations de services et professions libéralesde 83 600 € à 286 000 €de 77 700 € à 254 000 €

Lorsque ces seuils sont dépassés, le régime réel normal peut s’appliquer. La différence est importante, car le régime réel simplifié impose déjà une organisation comptable plus structurée que le régime micro, tout en restant généralement moins lourd que le régime réel normal.

Micro-entreprise et comptabilité : ce qui change concrètement

Le régime micro est souvent présenté comme un régime simple. C’est vrai, mais cela ne signifie pas qu’il n’y a aucun suivi à faire.

Un micro-entrepreneur doit notamment suivre son chiffre d’affaires, conserver ses justificatifs, émettre des factures conformes lorsque cela est nécessaire, respecter les règles de TVA et surveiller les seuils applicables.

Avec la revalorisation des seuils, certains entrepreneurs auront davantage de marge avant de sortir du régime. Mais cette marge supplémentaire ne doit pas conduire à négliger le suivi comptable.

Au contraire, plus l’activité se rapproche des plafonds, plus il devient nécessaire d’avoir une vision claire de ses recettes, de ses charges, de sa TVA potentielle et de sa rentabilité réelle.

Le risque, pour beaucoup d’indépendants, est de suivre uniquement le chiffre encaissé sans anticiper les conséquences fiscales.

Chiffre d’affaires et bénéfice : une confusion fréquente

L’un des pièges les plus fréquents du régime micro consiste à confondre chiffre d’affaires et revenu réel.

Le seuil de la micro-entreprise s’apprécie sur le chiffre d’affaires, c’est-à-dire les recettes encaissées ou facturées selon la situation, et non sur le bénéfice après déduction des dépenses.

Un entrepreneur peut donc être proche du plafond tout en ayant une rentabilité faible, notamment s’il supporte de nombreuses charges : achats de marchandises, frais de livraison, outils numériques, sous-traitance, assurances, loyers, commissions de plateformes, publicité ou frais de déplacement.

C’est particulièrement vrai pour les activités de commerce et d’e-commerce, où le chiffre d’affaires peut être élevé sans que la marge nette soit importante.

La hausse des seuils donne plus de souplesse, mais elle ne dispense pas d’une vraie réflexion sur le régime fiscal le plus adapté.

Pourquoi rester en micro-entreprise n’est pas toujours le meilleur choix

Le régime micro applique un abattement forfaitaire pour déterminer le revenu imposable. Ce mécanisme simplifie la gestion, mais il ne reflète pas toujours la réalité économique de l’activité.

Si les charges réelles de l’entrepreneur sont faibles, le régime micro peut rester avantageux. En revanche, si les charges réelles sont élevées, le régime réel peut parfois être plus pertinent, car il permet de déduire les dépenses effectivement supportées.

Un entrepreneur qui investit beaucoup, achète du stock, loue un local, utilise des logiciels coûteux ou sous-traite une partie de son activité doit donc comparer les deux options.

La bonne question n’est pas seulement : « Puis-je rester en micro-entreprise ? »

La vraie question est : « Le régime micro est-il encore adapté à mon activité, à mes charges et à mes objectifs ? »

TVA : les seuils de franchise restent un sujet à part

Les seuils du régime micro ne doivent pas être confondus avec les seuils de franchise en base de TVA.

Un entrepreneur peut rester au régime micro tout en devenant redevable de la TVA si les seuils de franchise sont dépassés. C’est un point essentiel, car le passage à la TVA modifie la facturation, les prix, les marges et les obligations déclaratives.

Type d’activitéSeuil de base TVASeuil majoré TVA
Vente de marchandises85 000 €93 500 €
Prestations de services37 500 €41 250 €

Si le seuil de base est dépassé sans dépasser le seuil majoré, l’entreprise perd généralement le bénéfice de la franchise en base de TVA à compter du 1er janvier de l’année suivante.

Si le seuil majoré est dépassé en cours d’année, la franchise en base de TVA cesse de s’appliquer dès le premier jour du dépassement. L’entrepreneur doit alors facturer la TVA à ses clients et adapter ses factures.

Le passage à la TVA peut avoir un impact important sur les prix, surtout lorsque les clients sont des particuliers ou des professionnels qui ne récupèrent pas la TVA.

Compte bancaire dédié : un autre seuil à surveiller

La question des seuils ne concerne pas uniquement le régime fiscal. Un micro-entrepreneur doit également surveiller le seuil lié au compte bancaire dédié.

Lorsque le chiffre d’affaires annuel dépasse 10 000 € pendant deux années consécutives, l’entrepreneur doit disposer d’un compte bancaire dédié à son activité professionnelle.

Il ne s’agit pas nécessairement d’un compte professionnel au sens bancaire du terme, mais d’un compte séparé permettant de distinguer les opérations personnelles et les opérations liées à l’activité.

Cette séparation facilite le suivi de trésorerie, la gestion des justificatifs et la préparation des déclarations.

Qui est le plus concerné par cette revalorisation ?

Cette actualité concerne tous les micro-entrepreneurs, mais certains profils doivent être particulièrement attentifs.

Les freelances en forte croissance

Les consultants, développeurs, graphistes, formateurs, rédacteurs, coachs, experts marketing ou prestataires digitaux peuvent rapidement atteindre le seuil des prestations de services.

Lorsque l’activité progresse, il devient indispensable d’anticiper le passage éventuel à un autre régime.

Les commerçants et e-commerçants

Les activités de vente bénéficient d’un seuil plus élevé, mais elles supportent souvent des charges importantes : achat de stock, frais de livraison, commissions, emballages, publicité, stockage, retours clients et invendus.

Pour ces profils, la question n’est pas seulement de savoir si le seuil est dépassé. Il faut aussi vérifier si le régime micro reste économiquement intéressant.

Les activités mixtes

Les entrepreneurs qui cumulent vente et prestation doivent être vigilants, car le chiffre d’affaires doit être correctement ventilé entre les différentes catégories.

Une mauvaise répartition peut entraîner des erreurs de déclaration et fausser l’analyse du dépassement des seuils.

Les créateurs d’entreprise

Les nouveaux entrepreneurs doivent penser au prorata temporis. Une activité créée en cours d’année n’a pas nécessairement droit au plafond annuel complet.

Les entrepreneurs proches des anciens seuils

Pour ceux qui approchaient les anciens plafonds, la revalorisation peut permettre de rester plus longtemps dans le régime micro. Mais cela ne doit pas empêcher d’anticiper la suite.

Exemple pratique : un consultant indépendant

Prenons l’exemple d’un consultant indépendant qui réalise 78 500 € de chiffre d’affaires hors taxes en 2026.

Avec l’ancien seuil de 77 700 €, il aurait été très proche d’un dépassement. Avec le nouveau seuil de 83 600 €, il dispose d’une marge supplémentaire.

Mais cette marge ne signifie pas qu’il peut ignorer les autres sujets. Il doit également surveiller :

  • son niveau de charges réelles ;
  • son éventuel assujettissement à la TVA ;
  • ses investissements ;
  • son besoin de protection sociale ;
  • son organisation comptable ;
  • son évolution prévisible sur les prochains mois.

S’il prévoit de continuer à croître, il peut être judicieux d’étudier dès maintenant l’opportunité de passer à un autre régime fiscal ou de créer une société.

Exemple pratique : un e-commerçant

Prenons maintenant le cas d’un e-commerçant qui vend des accessoires en ligne.

Son seuil micro est désormais fixé à 203 100 € de chiffre d’affaires hors taxes. Cette limite peut sembler confortable, mais son activité peut générer de nombreuses charges : achat de marchandises, emballages, frais de plateforme, transport, publicité, stockage, retours et invendus.

Même s’il reste sous le seuil du régime micro, il doit se demander si l’abattement forfaitaire correspond réellement à ses charges.

Si ses charges réelles sont importantes, le régime réel peut devenir plus intéressant, car il permet de déduire les dépenses effectivement supportées.

Le sujet n’est donc pas uniquement fiscal. Il est aussi économique.

Les erreurs fréquentes à éviter

Confondre chiffre d’affaires et bénéfice

Le seuil micro s’apprécie sur le chiffre d’affaires, pas sur le bénéfice. L’entrepreneur ne peut donc pas déduire ses charges pour vérifier s’il reste sous le plafond.

Oublier le prorata en année de création

Une activité créée en cours d’année doit ajuster le seuil à sa durée réelle d’activité. Appliquer automatiquement le plafond annuel complet peut conduire à une erreur.

Confondre seuil micro et seuil de TVA

Le régime micro et la franchise en base de TVA sont deux sujets différents. Il faut surveiller les deux.

Ne pas anticiper le passage au régime réel

Le passage au régime réel implique une comptabilité plus structurée. Il vaut mieux s’y préparer avant le dépassement plutôt que de subir le changement.

Ne pas suivre son chiffre d’affaires mensuellement

Un suivi annuel en fin d’exercice est souvent trop tardif. Un tableau de bord mensuel permet d’anticiper les seuils, la TVA et les besoins de trésorerie.

Ce que les entrepreneurs doivent faire dès maintenant

La mise à jour des seuils doit être l’occasion de revoir son organisation. Voici une check-list simple à suivre :

  • vérifier le chiffre d’affaires réalisé depuis le début de l’année ;
  • estimer le chiffre d’affaires prévisionnel jusqu’à la fin de l’année ;
  • identifier le seuil applicable selon la nature de l’activité ;
  • distinguer les ventes et les prestations en cas d’activité mixte ;
  • vérifier si le seuil doit être proratisé ;
  • surveiller les seuils de franchise en base de TVA ;
  • comparer le régime micro avec le régime réel si les charges sont importantes ;
  • mettre à jour les outils de facturation ;
  • conserver les justificatifs de recettes et de dépenses ;
  • prévoir un compte bancaire dédié si le seuil applicable est atteint ;
  • demander conseil avant un dépassement significatif.

Quel rôle pour l’expert-comptable ?

Même si la micro-entreprise est un régime simplifié, l’accompagnement comptable peut devenir très utile dès que l’activité se développe.

Un expert-comptable peut aider à :

  • vérifier le seuil applicable ;
  • anticiper une sortie du régime micro ;
  • comparer le régime micro et le régime réel ;
  • analyser la rentabilité réelle ;
  • préparer le passage à la TVA ;
  • structurer la facturation ;
  • choisir entre entreprise individuelle et société ;
  • sécuriser les déclarations fiscales ;
  • mettre en place un suivi de gestion.

Pour un entrepreneur proche des seuils, l’enjeu n’est pas seulement de rester conforme. Il s’agit aussi de choisir le cadre fiscal, social et comptable le plus adapté à son activité.

Pourquoi cette actualité compte vraiment en 2026

L’année 2026 est une année charnière pour les petites entreprises. Entre la revalorisation des seuils micro, les évolutions fiscales, la réforme de la facturation électronique et les nouvelles obligations numériques, les indépendants doivent renforcer leur suivi administratif et comptable.

Les micro-entrepreneurs ont souvent choisi ce régime pour sa simplicité. Mais lorsque l’activité grandit, cette simplicité peut devenir insuffisante.

La hausse des seuils permet à certains entrepreneurs de rester plus longtemps dans le régime micro. Mais elle doit surtout les encourager à mieux piloter leur activité.

Un chiffre d’affaires plus élevé implique souvent plus de responsabilités : meilleure gestion des prix, anticipation de la TVA, suivi des marges, organisation administrative, prévision de trésorerie et choix du bon régime fiscal.

FAQ

Quels sont les nouveaux seuils de la micro-entreprise en 2026 ?

Pour 2026, 2027 et 2028, les seuils sont fixés à 203 100 € pour les activités de vente de marchandises et certaines activités de fourniture de logement, et à 83 600 € pour les prestations de services et les professions libérales.

Ces seuils sont-ils valables uniquement pour 2026 ?

Non. Les seuils sont prévus pour les années 2026, 2027 et 2028.

Que se passe-t-il si je dépasse le seuil de la micro-entreprise ?

En cas de dépassement, l’entreprise peut sortir du régime micro et basculer vers un régime réel d’imposition, notamment si le dépassement se répète sur deux années consécutives. Les conséquences dépendent de la situation précise de l’entrepreneur et du type d’activité exercée.

Le seuil s’apprécie-t-il sur le bénéfice ou le chiffre d’affaires ?

Le seuil s’apprécie sur le chiffre d’affaires hors taxes, et non sur le bénéfice. Les charges ne sont donc pas déduites pour vérifier le respect du plafond.

Que faire si j’ai créé ma micro-entreprise en cours d’année ?

Le seuil doit être proratisé selon la durée réelle d’activité. Il ne faut donc pas appliquer automatiquement le plafond annuel complet.

Une activité mixte bénéficie-t-elle du seuil de 203 100 € ?

Oui, le chiffre d’affaires global d’une activité mixte ne doit pas dépasser 203 100 €. Toutefois, la partie correspondant aux prestations de services ne doit pas dépasser 83 600 €.

La hausse des seuils change-t-elle les règles de TVA ?

Non. Les seuils du régime micro et les seuils de franchise en base de TVA sont deux sujets différents. Un micro-entrepreneur peut rester au régime micro tout en devenant redevable de la TVA.

Faut-il obligatoirement un expert-comptable en micro-entreprise ?

Ce n’est pas toujours obligatoire, mais cela peut être utile lorsque l’activité se développe, que les seuils approchent, que les charges deviennent importantes ou que l’entrepreneur envisage un changement de régime.

Conclusion

La revalorisation des seuils de la micro-entreprise pour 2026, 2027 et 2028 est une actualité importante pour les indépendants et les petites entreprises.

Avec un plafond fixé à 203 100 € pour les activités de vente et à 83 600 € pour les prestations de services et les professions libérales, de nombreux entrepreneurs disposent d’une marge supplémentaire pour développer leur activité tout en restant au régime micro.

Mais cette évolution ne doit pas faire oublier les points de vigilance : prorata en cas de création en cours d’année, suivi du chiffre d’affaires, seuils de TVA, rentabilité réelle, charges professionnelles, compte bancaire dédié et anticipation d’un éventuel passage au régime réel.

Pour les micro-entrepreneurs, le message est simple : les seuils augmentent, mais le pilotage devient plus important que jamais.

Une micro-entreprise bien suivie est une entreprise qui peut grandir plus sereinement.

Sources

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